4 Avril, message à la nation

Déclaration DE KHALIFA SALL à l’issue du procès
5 avril 2018
Budget 2018 du Sénégal : inquiétudes et risques
8 avril 2018

Un discours fade, insipide, aérien et artificiel. Rien de nouveau au soleil des sempiternelles promesses jamais tenues et toujours renouvelées. Le pauvre! Il devrait apprécier l’apport de sa commission de communication qu’il devrait remercier pour incompétence avilissante et terne toujours affidée au goût de réchauffé. Un contenu vide de réalisations et repu de rêves toujours portés depuis cinq (05) années et sans concrétisation aucune, creux de mélodies discordantes, aphone de sens et macabre d’un lot quotidien teinté de violences faites aux sénégalais expatriés, et d’un tableau national maquillé d’une recrudescence des agressions et de rapts d’enfants. Même le non moins fameux chanteur nommé ‘’Beureng barigot’’ aurait fait mieux car parfois entonnant au moins des sons discordants d’une mélodie comique haletante et intéressante et faisant rire.

L’image à la télévision est pathétique, aucune couleur vive ne laissant paraitre une invitation à être suivi et écouté. Rien de particulier! Un discours sur fond de désert ou aucune lueur ni verdure n’apparait. Rien! Le gestuel et les mimiques d’un visage en disent long sur la personnalité d’un gai luron. En effet, aucune proposition décente allant dans le sens de satisfaire le front social n’eut été retenue. Un dédain méticuleusement ourdi, essayant encore une fois de plus de mettre en mal les sénégalais avec eux-mêmes car les menaces implicites laissent indifférents ceux qui se battent pour le minimum de confort social. Les enseignants et les parents d’élèves et d’étudiants sont tous sénégalais et souffrent de concert d’une inconsidération à niveaux variés. Les médecins, les travailleurs dans leur ensemble sont restés à leur faim, déçus et insatisfaits.

La lutte tendra à continuer, car tout ce joli monde, attendant d’un moral remonté et d’un espoir revigoré, demeure hélas oublié. Dans ce discours, tout est redit, du réchauffé remodelé montrant ainsi les limites d’un président qui ne saurait tarder à mettre le pays dans une impasse ; si il n’y est pas encore. Décevant et choquant de l’entendre dire qu’il est sensible à la souffrance de ses compatriotes lorsque, dans ses errements de toujours, dignes de Mubutu Sesseseko, ‘’le tueur de léopard’’ et de son palais dans la forêt, souhaite-t- il bâtir un autre palais à Diamniadio ou sa vision reste scotchée et limitée, car limité est-il le gai luron, inerme aux souffrances des populations. En d’autres termes, hélas, un discours qui a valeur de sentence renouvelée……

Dr Mbaye Gueye

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *