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« Mieux vaut échouer avec honneur que réussir par fraude » dit SOPHOCLE. En prenant la décision de rouvrir les écoles sans avoir mené des concertations sérieuses, larges et inclusives avec l’ensemble des acteurs et forces vives de la Nation, le Gouvernement a fait le pari de l’amateurisme et de la supercherie. Malgré les avis d’experts chevronnés sur les questions d’éducation et de formation, les décideurs politiques du secteur de l’éducation se sont rendus compte tragiquement et tardivement de l’impertinence de leur dispositif mais aussi de son inefficacité.
Désemparés, pris dans une sorte de schizophrénie paranoïde, ils se fendent d’un communiqué nocturne annonçant de manière laconique avec une froideur impersonnelle le report des cours à une date ultérieure. Pris de court au moment où tout un peuple est plongé dans un profond sommeil pour raisons de couvre-feu.
Défaillance du dispositif de « convoyage », non-respect des mesures barrières, diabolisation à outrance d’une corporation, manquements graves dans le protocole sanitaire etc., tous ces couacs illustrent l’umbrella du tâtonnement. Nés avant la honte comme disait l’autre, ces ministres régnant par la mitre et par le hausse-col sur le système éducatif, devraient avoir la pudeur de regarder les Sénégalais dans une conférence de presse. C’est ça qu’on appelle une fierté dans la médiocrité. Les faits ont eu raison sur eux comme le prévenait Charles Maurice de Talleyrand : « Il y a une arme plus terrible que la calomnie, c’est la vérité »
Au Cercle des Enseignants de la République des valeurs (CERV) on a toujours défendu le scénario le plus réaliste et réalisable : reprendre en Octobre pour finir en Décembre, organiser les examens en Janvier puis embrayer avec la nouvelle année pour décaler vers la fin Juillet. Pour cela une réforme en amont s’imposera. Revoir les programmes qui sont inutilement encyclopédiques et extravertis (les compétences sont évaluées) ce qui allégerait les programmes jugés parfois superfétatoires.
S’y ajoute d’après les prévisions de l’ANACIM qu’on devrait s’attendre à un hivernage qui s’installera tôt et se terminera tardivement avec une pluviométrie abondante dans la zone du Sahel. « Gouverner, c’est prévoir ». C’est de toutes les maximes dont un Etat a le plus besoin et celle qu’il sait le moins suivre. Cela s’est tristement révélé à travers la gestion de la situation de l’école dans un contexte de crise sanitaire.
Après l’échec patent de la distribution de l’aide alimentaire dans le cadre du programme de résilience économique, DANTON devrait se remuer dans sa tombe lui qui soutenait : « Après le pain, l’éducation est le premier besoin d’un peuple ». Ici, au Sénégal malheureusement, les deux subissent un terrible coup de sabotage et de sabordage. Une véritable anthologie d’un Etat prédateur et prébendier.

Cercle des Enseignants de la République des valeurs (CERV)

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