PRÉMICES D’UN DÉCLIN

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Les signes prémonitoires de la chute d’un régime se font sentir au Sénégal. Le dernier en date est l’assassinat de l’étudiant Fallou Séne. L’histoire bègue toujours et ce qui avait causé la déchéance de Duvalier, Ould Amine Dada, Mobutu et d’autres se dessine à nos cieux car la violation des franchises universitaires, le matraquage et le massacre d’étudiants représentent des signes précurseurs qui déteignent sur des comportements crépusculaires et épileptiques d’un régime frisant la démence collective telle une armée mexicaine désordonnée à la tue-va-vite et aux ordres épars. Le sort,  sombre et fugace destin présidentiel semble scellé sur cette mélodie funéraire de trop marquant comme toujours les tâtonnements de personnes hasardeusement enclin à la gestion étatique.

Le président s’esseule inéluctablement vers un lendemain incertain pour lui et pour sa famille qu’il a fatalement compromise aux choses quoique admirables et souhaitables mais dangereuses du revers de médaille qu’occasionnent la gestion et l’administration d’une nation surtout si celle-ci est à maintes et énièmes fois chahutée et ballottée par des parfums de corruption, de concussion, de gigantesques marchés de gré à gré, de malversations et autres.

L’eau a fatalement débordé du vase sans lie. Et à quel slogan avions-nous droit dont le tintamarre retentissait encore pour une gestion vertueuse et sobre. Cette gestion est maintenant coloriée au sang d’innocentes victimes. Au Sénégal, on tue impunément des étudiants. Injonctions ou mot d’ordre? Le sang a encore coulé. L’on ne parle plus de république mais de dictature.

Le pauvre dictateur souffre car entouré de ministres,  de directeurs et d’autres  sans qualification aucune sinon injustifiée et auxquels, dédaignant les recommandations des Assises Nationales, snobant l’expertise nationale, ignorant les avertissements patriotiques de dignes fils du pays, va-t-il malencontreusement confié une éducation spoliée, une santé aux aléas poreux et une sécurité intérieure inerte de par les rapts et morts d’enfants, lesquels secteurs brillent et scintillent de leur mauvaise gestion d’ailleurs objets d’interpellation d’où un directeur de centre universitaire épinglé, un ministre non moins célèbre de l’éducation épinglé…

Une situation normale car ses meilleurs ministres et directeurs ont démissionné victimes de leurs valeurs intrinsèques et cardinales qu’ils incarnent ne lui en resterait-il au pauvre monarque que le menu fretin.

De l’assuétude de pauvres fils de paysans à l’orée de longues études et vivant difficilement les affres de mauvais traitements d’un régime qui les tue comme de petits pains survivent-ils tant bien que mal.

Après la mort de Bassirou Faye, à Fallou Séne aujourd’hui de subir la folie meurtrière de gendarmes ouvrant le feu sur des étudiants ne demandant que le paiement de leur maigre bourse tardant à se faire. Une fois de plus, ce régime, en sa tête le monarque candide, l’affreux mollah version africaine étrenne à nouveau à sa ceinture un autre scalp de mort victime d’une gestion atypique où forcings et violations de droits élémentaires foisonnent quotidiennement. Ce régime arbore maintenant son macabre chapelet serti d’innocentes victimes ou plutôt de sacrifices humains sur l’autel de la mort. Sont-ce également d’ignobles et fétides recommandations mystiques devant s’opérer dans les illustres temples de Thémis.

A la désillusion des parents effarés, car la veille, soufflant leur enfant une bougie de plus, restent-ils pantois devant cette énième forfaiture perpétrée par, sans nul doute, les retombées imprévisibles d’un PSE lequel,  probablement aurait besoin de sacrifices dignes de l’installation d’un prince aztèque. A la stupéfaction des camarades étudiants s’ajoute le désarroi de tout un peuple ébahi par tant de cruauté que rien n’explique car ces pauvres potaches quémandant leur dû s’adonnaient à un droit commun que de manifester leur frustration, mal leur en est-il pris d’ailleurs au moment où une certaine Manga ministre dont on ne saurait apprécié la pertinence du ministère distribuait tel un guichet automatique des millions aux militants et sympathisants apéristes et finançait des groupements politiques affiliés au régime en place ce qui aurait certes servi à assurer le paiement annuel des bourses et la disparition du spectre des grèves récurrentes.

Tout cela démontre encore d’une situation d’incompétence fatale et le culte d’une impertinence discourtoise impunie, maintenue par un pilotage à vue selon la métaphore du médecin après la mort. Après quatre mois de grève des enseignants, le régime sauve les apparences signant ce qu’il ne fera jamais.

Après la mort de l’artiste Mballo sur l’autoroute à péage, le régime réagit et brandit des menaces qui ne sont que de la poudre aux yeux car complice et coupable à la fois de l’arnaque routière. Après la manif des étudiants et la mort du jeune Fallou, le régime réagit et vire les bourses ensanglantées. Si ces errements représentent sincèrement la partie visible du PSE, alors le Sénégal n’en est pas encore à la lisière de ces hécatombes car d’autres Fallou Séne tomberont surtout à l’approche des joutes électorales se dessinant.

La République des Valeurs dénonce et condamne fermement ces actes barbares d’un autre temps et exige que toute la lumière soit faite et que les donneurs d’ordres, les exécutants, à n’importe quel niveau, soient épinglés, poursuivis et châtiés à la hauteur de leur odieux crime.

Par la même, la République des Valeurs présente ses condoléances attristées à la famille de la victime, à ses camarades et au peuple pour cette perte déplorable.

 

M. Mb GUEYE pour la RV

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